Over (covid) ose, acte II – Bienvenue en « Absurdie »

À la veille de la mise en place des nouvelles mesures édictées par nos si bienveillants dirigeants, il m’apparaît clairement, que ces derniers ont perdu, à mes yeux, le peu de crédibilité qu’il leur restait. À croire que notre chère Helvétie a substitué son patronyme pour celui, plus juste, « d’Absurdie ».

Attachez vos ceintures, nous n’allons pas tarder à décoller pour un merveilleux voyage dans le fabuleux monde des contradictions, et autres inepties qui mettent tant en valeur notre si joli monde de l’absurde.

Depuis des mois, nous sommes bassinés, contraints et forcés de suivre à la lettre des mesures, que j’appellerais plus volontiers restrictions, dans le but de protéger les personnes vulnérables face à ce satané virus dont je tairais le nom. Nous vivons en semi-liberté, dans un climat anxiogène que font régner aussi bien nos politiciens que leurs conseillers scientifiques. C’est d’ailleurs à se demander qui est à la solde de l’autre.

N’étant pas médecin ou autre scientifique, je me contenterai de relater les faits avec un semblant de bon sens qui, à voir, manque à certains de nos élus. Il n’est pourtant pas si compliqué de réfléchir, et de peser le pour et le contre avant de décider des actions à mettre en œuvre.

Demain, les mesures sont donc renforcées par la fermeture des commerces non essentiels, qui se rajoute à celles des restaurants, bars à café, lieux de culture, et j’en passe. Soit, je prends acte, de toute manière on ne me laisse pas le choix !

Par contre, on ne peut pas m’empêcher de penser qu’on me prend réellement pour une idiote lorsque j’observe les comportements de mes congénères, et que je constate que :

  • Des personnes se précipitent avant la fermeture dans les magasins dits non essentiels, créant une masse de populations importante, alors que les rassemblements restent limités à 5 personnes dans l’espace public et privé, et que le « click and collect » sera autorisé ainsi que les commandes en ligne.
  • Ces mêmes personnes qui se collent les unes aux autres dans des ascenseurs bondés pour accéder aux parkings souterrains.
  • Ces mêmes personnes qui ne se désinfectent pas les mains en entrant dans un magasin s’il n’y a personne pour leur dire de le faire. Ce n’est pas comme si c’était une obligation depuis mars dernier.
  • Ces mêmes personnes qui croient que le fait de porter un masque sur le visage leur donne de super pouvoirs, et qu’elles ne risquent plus rien. Peut-être que si elles arrêtaient de toucher en permanence leur bout de papier ou de tissus, et le portaient correctement, ce serait envisageable, quoique j’en doute fortement.
  • Ces mêmes personnes qui te collent au train dans les commerces dits nécessaires, que ce soit au rayon fruits et légumes, dans les couloirs ou même à la caisse, ne respectant pas la distance entre les individus qui est de minimum 1,5 m.
  • Ces personnes qui s’agglutinent dans des files d’attente démesurées pour aller profiter de la poudreuse fraichement tombée, sans aucun respect des mesures d’hygiène. Le virus aime beaucoup le froid et l’humidité, il devait être ravi. Paradoxalement, le sport en extérieur est interdit aux 16 ans et plus et les parcs de loisirs sont fermés. Alors si la pratique du ski n’est ni un sport ni un loisir, j’aimerais connaître la catégorie dans laquelle elle se situe.

Dès demain, les nouvelles inepties édictées par nos sept sages entreront donc en vigueur, et il ne sera plus possible :

  • D’acheter une télévision si elle venait à lâcher, mais le dernier smartphone à la mode oui.
  • D’acheter un pull, mais une paire de chaussettes oui.
  • D’acheter des vêtements à un enfant de 4 ans, mais pour un bébé oui.
  • D’acheter des skis, mais aller en louer oui.

Une chose est certaine, cette année ces dames ne recevront pas de fer à repasser ou d’aspirateur pour la Saint-Valentin, les fleurs, le parfum, et autres cosmétiques étant considérés comme « essentiels ».

Arrivant à la fin de cette diatribe, je ne peux que rester songeuse quant aux bienfaits de ces décisions totalement démesurées et insensées. On joue avec la responsabilité individuelle, alors que nos autorités n’ont même pas la capacité d’être collectivement responsables.

Aussi, et sans me compromettre, je ne peux que dire, haut et fort, que les lieux dans lesquels je ne me sens pas en sécurité sont les commerces dits essentiels, les transports publics et sur mon lieu de travail certain jour. En revanche, je n’ai plus le droit « vivre » en me sentant en sécurité autour d’un bon petit plat servi par un restaurateur, qui a tout mis en œuvre pour que je me sente détendue dans son établissement.

Prenez soin de vous et de vos proches, car nous n’en sommes qu’à la pseudo troisième vague !

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